Partager l'article ! L'unité, la division, l'infini: Cet article a été composé durant mon année de maîtrise de Lettres Modernes à l'université de Lille 3. Il s'agi ...
L’UNITE LA DIVISION L’INFINI
« Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la Bête. Car c’est le nombre d’un homme et ce nombre est 666. »
J’ai donc effectué le calcul avec un peu d’intelligence.
Avant de commencer, il faut préciser que j’ai effectué ce travail dans le contexte religieux et non profane, ça va de soi. Je fais donc référence aux religions et aux mythes sans parti pris. Seuls comptent les faits. D’un point de vue étymologique le mot ‘diable’ vient du latin diabolus avec le sens de calomniateur. Le diable, c’est celui qui divise. J’ai donc procédé à la division de la table de 6.
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1/6= 0.166666…
2/6= 0.333333…
3/6= 0.5 la première division
4/6= 0.666666…
5/6= 0.833333…
6/6= 1 l’unité ( division sur la division )
7/6= 1.666666…
8/6= 1.333333…
9/6= 1.5
10/6= 1.66666…
11/6= 1.83333…
12/6= 2 la dualité, l’univers relatif
13/6= 2.16666…
14/6= 2.33333...
…
On remarque que le 6 et le 2 sont les chiffres de la division alors que le 1 et le 3 sont signes de l’unité. Le 7 est le chiffre de l’infini, nous en rediscuterons.
Dans ce schéma, on remarque que la division du premier chiffre donne en décimales 0.16666… où l’on voit que l’unité (le 1) est précédée d’un 6, chiffre de la division.
Dans l’unité on retrouve l’idée de la division, c’est logique.
La division du 3 (l’unité) donne la première division et ainsi de suite tous les trois chiffres.
6/6, c’est l’unité. (la division sur la division).
La dualité est représentée par le 12. (12/6), c’est l’expression de la création de l’unité en deux polarités. (6 + 6) D’où la symbolique de ce chiffre, les douze signes du zodiaque, les douze apôtres, les douze patriarches…
Le 12 représente bien la totalité de l’univers sur le plan symbolique, c’est la création du monde relatif (+ et -, masculin, féminin ; chaud froid…) où 12 est le signe de l’unité divisé en polarité (6 et 6), c’est aussi 3 fois 4 (l’unité du signe de terre ( le 4 ))…
Dans la Genèse Dieu a fait le monde en six jours, ce qui rappelle évidemment que Dieu est un mais qu’il crée le monde par la division dichotomique (la création de deux valeurs dont la somme explique la valeur initiale.), c’est la création d’un monde relatif. (2 fois l'unité (le 3))
On remarque aussi que la division s’exprime entre deux chiffres : 1/6=0.16666… et 2/6=0.3333… ou 666 se divise pour donner 333. Or, chose étrange, on voit apparaître un 8 pour 5/6. Ce n’est pas si curieux que cela, le 8 c’est 2 fois 4 et le 4, comme nous le disions, est symbole de terre donc symbole de création. On retrouve ici l’idée de la division nécessaire à la création, 4 + 4, les deux polarités. Même chose si l’on additionne les deux premières décimales de 5/6, c’est à dire 8 et 3 ce qui fait 11. Encore une fois, c’est l’expression de la division 10 + 1 et 10 chez Pythagore c’est le tetraktys, le signe de l’unité ou l’addition des quatre premiers chiffres 1 + 2 + 3 + 4 = 10. On rajoute à 10 ( c’est aussi l’unité ou les 10 Sephiroth hébraïques ) le 1 pour faire 11 et on retrouve les deux unités de la division. De plus, la décimale 8 revient tous les six chiffres, huit est une valeur intrinsèque qui rappelle la création par division. La création d'un monde bipolaire repose finalement sur une idée logique et simple: pour créer ce qui est, il faut aussi créer ce qui n'est pas (son contraire relatif), car si ce qui n'est pas n'est pas, ce qui est n'est pas.
La division de 6 représente donc bien un chiffre de création ( par division ) par contre le 3 rappelle l’unité, une idée que l’on retrouve dans toutes les cultures, de l’Oural à la Bretagne, en passant par l’Egypte ou l’Inde. Pour les chrétiens c’est la sainte trinité ( le père, le fils et le saint esprit ). En Inde c’est la triade Brahma, Vishnou, Shiva ( la création, le maintient, la destruction ). Chez les Celtes c’est Ogme, Lug et Dagda, etc…
Mais cela ne nous dit rien de plus.
En ‘vérité’, la clé se trouve dans la Kabbale qui veut que Dieu soit d’abord Conscience, puis Volonté puis Création. Là on se rend compte que la matière ou dimension hylétique chez les Grecs, est bien la résultante des deux autres (Conscience et volonté). Par inférence on déduit que la création vient de la volonté de créer qui elle-même vient de l’être, la Conscience. C’est donc de l’unité qui est trois en un que vient la création (concept judéo-chrétien).
Certains ont même attribué à la divinité une image sexuée comme les Gnostiques avec Sophia et le Verbe ou les hermétistes du moyen âge en reprenant l’image et le concept d’Isis.
La création de la matière implique donc comme nous l'avons dit auparavant, la différenciation en deux polarités: le monde relatif.
Comme je le disais, on retrouve le principe du trois en un peu partout et notamment dans la caractérisation de l’homme qui est esprit (intellect) âme (animus, le principe vital) et corps physique. Une autre manière de dire que l’homme crée à partir de l’esprit.
Cette idée, on la retrouve aussi chez les Grecs pour qui l’homme est logos, pathos et ethos.
On le retrouve aussi dans le 666 où le chiffre 6 apparaît trois fois (la division est présente dans l’unité forcément)
Par contre le chiffre 7, lui, symbolise plutôt l’infini. x/7 donne toujours la même série de décimales 142857 se répétant éternellement. C’est, pourrait-on dire, la division, présente dans l’unité et se déployant à travers l’infinité du champ des possibles ( l’expansion universelle, le big-bang… ).
C’est ce que dit la kabbale dans l’interprétation des lettres de l’alphabet hébraïque.
Aleph, la première lettre est l’unité divine alors que Beith, la deuxième lettre est la division sur laquelle Dieu va créer le monde.
Quand à la septième lettre Zaïn, elle change de nature et de registre (selon les principes kabbalistiques) car elle représente l'esprit divin c'est à dire que l'on s'écarte finalement de la matière pour entrer avec elle dans le domaine spirituel.[1]
Même chose pour l’échelle d’intensité du bruit exprimée en décibels. L’intensité double (*2) tous les 3 Db. Dans l’autre sens, l’intensité diminue (divisée par 2) tous les 3 Db. L’intensité est donc nulle avec le silence absolu. Tous les mystiques du monde s’accordent pour dire que Dieu est silence.
Voilà donc un petit travail d’interprétation intéressant où l’on pourrait facilement mettre en relation Pythagore et St Jean, l'auteur du quatrième évangile.
Ce travail sur le chiffre, censé donner la clé qui explique l’Univers est appelé Mathèse du grec mathesis, le travail sur le chiffre. Que ce soit pour la Kabbale chez les hébreux, les Grecs avec Pythagore ou les mathématiciens modernes, il s’agit curieusement d’une science qui a tendance à revenir sur le devant de la scène actuellement.
Les frères Bogdanov, autrefois renommés pour leur émission télévisée de vulgarisation scientifique sur la cosmologie et l’astrophysique, ont stupéfié le monde entier en nous proposant une théorie sur la naissance de l’Univers, une explication encore considérée comme impossible il y a de cela quelques années. Tous deux s’appuient sur les mathématiques, j’aurais l’occasion d’y revenir au cours d’un prochain article.
[1]Roland Bermann, Voie des lettres, Voie de sagesse, Editions Dervy, Paris, 2002, p.129.
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